Je suis une légende. Richard Matheson

Je suis une légende.Couv

Autant vous le dire tout de suite, tout ce qui a rapport avec la Science-Fiction et la Fantasy ne m’attire pas du tout. J’essaie régulièrement (« Dune », « Le trône de fer » etc…) et je manque de périr d’ennui tout aussi régulièrement. Au mieux, je n’y comprends rien. Bref, j’ai commencé « Je suis une légende » sans grand espoir. Et finalement ce fut une lecture assez plaisante.

Robert Neville n’a pas une vie facile…on serait autant déprimé que lui si une horde de vampires tentait de nous vider de notre sang chaque soir que Dieu fait. Toute la population environnante a été frappé par un mal étrange et s’est transformée en hybride de Zombies et de suceurs de sang. Robert étant le dernier homme à ne pas avoir été contaminé.
Si cette exclusivité présente quelques avantages (il peut vider le Shoppi du coin sans se soucier de passer par la caisse, et la circulation en ville est nettement plus fluide) elle présente aussi quelques  inconvénients, le principal étant d’éviter de sortir dès la nuit tombée et de devoir transformer sa maison en blockhaus parfumé à l’ail.
Pour tromper son ennui, il lui reste le whisky (un bon moyen de se venger d’un potentiel vampire si celui-ci venait à le siphonner : un fort taux de Gamma GT dans le sang est dangereux pour la santé), la musique et l’élaboration de pieux pour remplir son tableau de chasse diurne.

Mon degré d’empathie n’étant pas très élevé, j’ai trouvé les trois-quarts du livre…long. Mais je conseille quand même cette lecture pour les dernières pages qui sont stupéfiantes !

EAN : 9782070418077
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio SF
Nombre de pages : 288

Citations :

  • Désormais, le temps se réduisait pour lui à la seule dimension du présent, un présent tout entier fondé sur la survie, ignorant les sommets de la joie comme les abîmes du désespoir.
  • C’est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés
  • Par Dieu! se dit-il. Qu’est-ce qui m’arrive? Je trouve enfin une clef et, sous prétexte qu’elle n’ouvre pas immédiatement toutes les portes, je perds la tête… C’est ridicule!

logo-jacques1

 

Publicités

Pirates. Michael Crichton

Pirates. Couv

Je ne connaissais Michael Crichton qu’à travers ses adaptations cinématographiques et j’avoue n’avoir jamais été vraiment fan du genre « attaque de Dino/bastons historiques ».

J’ai commencé « Pirates » en me disant que ce serait une bonne mise-en-bouche de mes lectures pour le Challenge maritime et en n’en attendant pas grand-chose.  La surprise a donc été bonne dans la découverte de ce roman très entrainant  ou, pour utiliser un anglicisme en vogue : un bon page turner.

Nous sommes à Port-Royal en 1665, capitale maritime qui recense toutes les dépravations possibles et imaginables des colonies de l’époque. Alcoolisme, prostitution et banditisme font leurs lois. La piraterie est sinon encouragée du moins tolérée par le gouverneur qui y voit une bonne façon de remplir sa cassette personnelle. On suit  Hunter le pirate à la conquête d’un galion rempli d’or, amarré dans une crique tenue par les espagnols.

C’est un livre bourré de péripéties, de personnages épiques (mention spéciale à la description des français…joyeuse bande de fourbes, de lâches et d’incompétents !), écrit comme un scénario, où chaque page apporte son lot de surprises et d’aventures.
Bref un bon moment de lecture pas vraiment intellectuel mais très plaisant !

 EAN : 9782221115152
Éditeur : Robert Laffont
Nombre de pages : 301

Citations :

  • En 1665, Port Royal était en pleine expansion. Dix ans à peine s’étaient écoulés depuis que l’expédition de Cromwell avait arraché la Jamaïque aux Espagnols et que, de misérable bande de sable déserte et malsaine, Port Royal s’était transformée en un infâme coupe-gorge surpeuplé. Une chose était sûre, Port Royal était riche. Certains prétendaient même que c’était la ville la plus prospère du monde, mais cela ne la rendait pas plus agréable pour autant.
  • Vu de loin, le Cassandra offrait un beau spectacle : gîtant de plusieurs degrés, ses voiles gonflées par la brise matinale, il fendait les eaux bleues. Mais à bord, tous manquaient cruellement de confort et d’espace. Soixante corsaires sales et puants se disputaient la place pour jouer aux cartes ou dormir. Ils se soulageaient par-dessus bord, sans cérémonie, et il arrivait fréquemment au capitaine de voir une demi-douzaine de culs nus alignés au-dessus du plat-bord sous le vent.
  • Il cita le vieil adage : « Mieux vaut un voyage qui commence dans le sang qu’un voyage qui se termine dans le sang ».

CM3

Challenge Maritime

CM1

Je ne sais pas pour vous mais de mon côté, la perspective de commencer l’automne et d’attendre les premiers frimas ne me réjouis absolument pas !

Quoi de mieux alors qu’un petit challenge sur le thème de la mer et de la navigation pour avoir l’impression d’avoir encore les pieds dans le sable ?

Je vous propose de lire un ou plusieurs livres (romans, nouvelles ou récits) sur ces thèmes.

Les catégories sont les suivantes :

captain igloo    Captain Igloo© : 1 livre

capitaine Stubing Capitaine Stubing : 2 livres

haddock Capitaine Haddock : 3 livres

capitaine-crochetCapitaine Crochet : 4 livres

image389 Ulysse (revient) : 5 livres et plus

Exemples de titres (liste non exhaustive) :

Des îles et des hommes – Henri Queffelec
Histoires de marins – Henri Queffelec
L’homme qui voulait voir Mahona – Henri Gougaud
La mer cruelle – Nicholas Monsarrat
Les aventures de Jack Aubray – Patrick O’Brian
Les révoltés de la « Bounty » – Charles Nordhoff
Pirates – Mickael Crichton
Lapérouse – Anne Pons
Pêcheurs d’Islande – Pierre Loti
Le trésor des flibustiers – Henry de Monfreid
Aventures de la mer – Henry de Monfreid
Vingt mille lieues sous les mers – Jules Verne
Moby Dick – Herman Melville
Le vieil home et la mer – Ernest Hemingway
Un seul vainqueur – Alexander KentCM3

Challenge chez Métaphore. « Jacques a dit » d’octobre

logo-jacques1

Et c’est reparti pour un tour !
Je me suis à nouveau inscrite au « Jacques à dit » de Métaphore (pour ceux qui ne connaissent pas encore, un petit clic ici)

et, oh joie !, c’est ma proposition qui a été retenue.

L’idée du mois est de trouver un livre (roman ou nouvelles) dont le titre contient
« Je », « Tu » ou « Il ».
J’ai choisi de lire « Je suis une légende » de Richard Matheson.

Allez vite faire un tour chez Métaphore pour participer au premier challenge de l’automne 😉

Vienne au crépuscule. Arthur Schnitzler

Vienne au crépuscule. Couv

Vienne au crépuscule est à la fois un roman initiatique et un roman social décrivant la haute bourgeoisie viennoise de la fin du XIXème siècle. On y suit Georges, un pianiste dilettante, un homme qui aime courtiser sans jamais vouloir sembler se fixer. La raison ne parait pas l’emporter chez lui même lorsqu’il se retrouve dans une situation amoureuse délicate. C’est un monde agonisant qui est décrit ici, cette bonne société qui vit en vase clos et que les problèmes du monde ne semble pas affecter. Car il est aussi question d’antisémitisme dans ce livre, la judéité semble tolérée mais déjà les prémices annonciatrices des ravages du XXème siècle sont là. La question de l’identité religieuse est-elle aussi soulevée ; de l’intérêt ou non du communautarisme.
On lit ce livre comme on partirait en expédition dans un monde inconnu, j’ai eu le même ressenti que lors de ma lecture d »Au plaisir de Dieu » de Jean d’Ormesson ; une galerie de personnages qui n’existent plus que dans les livres. Ce qui fait la force du livre de Schnitzler c’est la contemporanéité des thèmes abordés et sa finesse d’analyse de la psychologie de ses personnages.

Éditeur : Stock
Collection : La Cosmopolite
EAN : 9782234052413
Nombre de pages : 473

Citations :

  • J’entame de nombreux projets, mais je ne termine rien. En général, l’achèvement m’intéresse rarement. Il faut croire que par nature j’en ai trop vite terminé avec les choses.
  • Aimer c’est avoir peur que se révèlent à l’autre les défauts que nous avons découvert chez l’être aimé. Aimer c’est pouvoir lire dans l’avenir et maudire ce don…Aimer, c’est connaître quelqu’un au point de se détruire.
  • Il suffit de peu de chose pour réveiller le mépris de nous-mêmes qui continuellement sommeille en nous, et quand cela se produit, il n’est pas de crétin, de crapule avec qui nous ne contractions dans notre for intérieur une alliance contre nous-mêmes.

logo-jacques1