La grande bleue. Nathalie Démoulin

la grande bleue couv

Nous sommes en 1967 à Vesoul, Marie à 17 ans.
Elle voit apparaître en filigrane, dans son quotidien, sa future vie d’adulte. Elle ne sait pas vraiment de quoi celle-ci sera faite. Elle n’a que ses certitudes d’adolescente : elle ne sera pas comme sa mère. Elle ne sera pas une femme d’ouvrier, elle n’aura pas d’enfant, elle sortira de ce pays de « bouseux ».
Un an plus tard, nous retrouvons notre Marie mariée à Michel, ouvrier, enceinte de leur premier enfant.
La suite ? C’est sa vie. Loin de ses idéaux de jeunesse mais sa vie quand même. La vie d’une femme dans les années 70. Une vie qui alterne entre l’émancipation qui arrive doucement en province, et cette fatalité, mais au sens littéral du terme, ce destin qui met sur des rails sans que l’on s’en rende compte. Une vie que l’on vit sans que l’on perçoive immédiatement qu’elle s’inscrit dans l’histoire de l’époque, qu’elle en épouse les truchements et les errances.

Une vie réussie c’est avoir celle que l’on avait rêvée ou avoir la reconnaissance de celle que l’on a vécue ?
C’est un roman qui transporte, qui émeut, qui vous fait réfléchir sur votre propre existence.
Marie vous raconte sa vie, elle devient au fil des pages une amie.

Editeur : Rouergue
Collection : La brune
EAN : 9782812603877

Citations :

  • Le temps que Michel aille chercher les enfants chez les Sauvageot, on reste seule, on voudrait commencer quelque chose, on remplit une casserole d’eau, on allume la lumière dans toutes les pièces, on a une paire de chaussons à la main, on marche sans bruit d’une fenêtre à l’autre, en posant la main sur le radiateur on croit qu’on va la brûler, et puis non, on repart, on craque une allumette, on a les chaussons aux pieds maintenant, et dans la main une poignée d’œufs, qu’on laisse glisser dans l’eau frémissante, un par un.
  • Divorcer c’est se donner la chance d’être la femme que l’on voit naître autour de soi, en ces années 1970, avec toutes ces nanas qui changent à vue d’œil comme si être une femme se réinventait maintenant, au risque de se casser la gueule, mais au moins on aura rompu ce lien avec la mère et toutes les mères avant elle, cette mémoire qui vous déterminait quoique vous fassiez.
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