C’est compliqué d’être moi

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Copyright : lucilegomez.fr

 

Oh et puis non, je reviens.

Après tout « souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie » n’est-ce pas ?

Ces quelques semaines d’abandon de blog ont été salutaires, je vous l’assure. Même si, ces derniers mois, j’étais aussi active sur « L’œil qui fume » qu’un escargot sous Tranxène, faire une mise à mort de mes bafouilles littéraires m’a permis de remettre un peu à plat tout le chambardement de ma vie ces derniers temps.

Ce blog n’étant pas un journal intime, et mes pérégrinations n’ayant d’intérêt que pour mon entourage proche, je vous fais grâce des circonstances, des réflexions et des conclusions.

La seule chose qui peut être pertinente ici, c’est que je suis passée du stade de lecteur/j’en ai fait mon métier à lecteur/je cherche à le retrouver. Cela n’a pas changé mon regard, seulement mon compte en banque, et cela renfloue celui des libraires (tu me manques tellement mon ami éditeur, toi qui m’envoyait des services de presse…).

Bref, j’ai changé de statut, j’ai arrêté mon blog, j’ai (un temps) arrêté de lire et puis tout à coup…tout est revenu ; je vais retrouver mon statut, je recommence le blog, je n’arrête pas de lire. C’est bien cela le karma non ?

Comme je suis quelqu’un qui tient à ses idées, qui est ferme sur ses positions, qui ne lâche rien; je me suis mis une et une seule condition pour une reprise : ne jamais, JAMAIS participer à un challenge.

C’est donc pour cela que je vais de ce pas m’inscrire à celui de Métaphorebookaddict, et me maudire tout l’été…

Que votre vie soit douce et pleine de livres.

Clap de fin

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Bonjour à tous,
comme vous avez pu le constater, le blog fonctionne au ralenti ces derniers temps suite à un changement de région/vie. Il va s’arrêter définitivement suite à un nouveau changement de vie (encore !).
A toutes fins utiles, ce merveilleux nom qu’est « l’oeil qui fume » (!) est déposé 😉

Je m’excuse pour les challenges en cours, ce n’est pas une raison pour ne pas profiter de vos lectures !

Je vous souhaite à tous le meilleur.

Lettres à Yves. Pierre Bergé

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C’est un tout petit recueil de lettres…des lettres d’amour, des lettres écrites après la mort de l’être aimé.

On ne présente plus ni Yves Saint-Laurent ni Pierre Bergé. Pour beaucoup ils étaient le génie et le financier, le doux et la brute, le passionné et l’intéressé. Évidemment, la vie de ce couple pas ordinaire ne fut pas aussi binaire et ce livre permet de comprendre que le doux créatif avait une part d’ombre très sombre et que le cruel homme d’affaires cachait aussi un cœur tendre.

A la lecture, on oublie complètement ces aspects médiatiques pour se retrouver dans une correspondance qui n’attend plus de réponses, un journal de deuil qui n’en porte pas le nom.

Malgré les références forcément très présentes dans le livre du Paris qui brille et de la vie dorée, ces lettre de Pierre Bergé montre (et l’actualité de ces derniers mois rappelle qu’il y a encore pas mal de chemin à faire) ce que fut l’amour fou de deux hommes, un amour qui élève, accompagne, déchire, recolle, hurle et rit pour faire ce qui fut l’amour de toute une vie.
Et que le véritable amour se fout pas mal des histoires de normes.

Ean : 9782070443284
Editeur : Folio
Nombre de pages : 93

Citations :

 » Sceller notre destin. Quelle étrange expression qui voudrait dire qu’on a été se faire apposer un sceau. La vérité est bien plus simple : nous nous aimions, nous avons essayé de réunir nos deux existences et, ô surprise, ça a marché pendant cinquante ans. »

« J’ignorais, et toi aussi, quelle vie nous attendais, de quoi elle serait faite, mais j’étais certain que nous la ferions ensemble. C’est ce qui s’est passé. »

« Duras s’est trompée, la maladie de la mort montre qu’elle était passée à côté. Cette conception de la fusion m’est étrangère. C’est, comme le raconte Ovide, l’histoire édifiante de Narcisse et de la nymphe Écho. Ça n’existe pas, ni chez les homosexuels ni chez les hétérosexuels. Vouloir à tout prix créer un lien social n’a pas de sens. L’amour passe d’abord par la considération de soi. »

Challenge « Jacques a dit » du mois de mars chez Métaphore

Quoi de mieux pour sorti d’une longue période d’hibernation bloguesque qu’un challenge pour se remettre en route ?

Métaphore lance son challenge de mars.

Ce sera donc :
Le premier tome d’une série !

Je vais lire « Gabrielle » le premier tome de la trilogie de Marie Laberge

Si vous voulez participer, ça se passe ICI !

Bonnes lectures 🙂

 

 

La grâce des brigands. Véronique Ovaldé

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Partir. Toutes les promesses et les espoirs d’une vie peuvent tenir dans ce verbe.
Partir, c’est ce que fait Maria Christine Vââtonen quand elle a 16 ans. Il lui fallait quitter un milieu familial confiné, composé d’une mère fanatique, d’un père distant et d’une sœur fragile.

Son entrée dans sa vie d’adulte se fera à Los Angeles, nous sommes dans les années 70, les rêves de Maria Christina collent parfaitement au vent de libertés qui souffle sur ces années.
Entourée d’une colocataire foutraque, d’un amant-mentor, et d’une famille à la fois oubliée et encore présente, elle se construira peu à peu dans sa nouvelle identité, celle d’un écrivain à succès. Mais le fil qui la relie à Laprérouse, la ville de son enfance, se tendra à nouveau et au bout de ce retour aux sources l’attend un petit enfant.

L’écriture de Véronique Ovaldé tient à la fois du tableau impressionniste par ses petites touches discrètes et évocatrices que de l’opéra dans sa succession d’actes et son étrange apothéose.
Le lecteur ne lit pas l’histoire de Maria Christina, il écoute la musique de sa vie ; Véronique Ovaldé nous fait devenir le confident d’une femme au destin extraordinaire.

Ean : 9782823602357
Editeur : Editions de l’Olivier
Nombre de pages : 284

Livre offert et lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de Price Minister

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Citations :

  • Il y a toujours ce moment parfait où vous détachez les cordes qui étaient nouées à vos poignets, les cordes y laissent leurs marques et leur brûlure et elles y laisseront longtemps leurs marques et leur brûlure mais quel plaisir de pouvoir regarder vos poignets, de le faire plusieurs fois par jour et de n’y voir que la trace du cordage et pas le cordage lui-même.
  • (…) Elle marcha sur la plage et tout devint une promesse, il aurait été si facile de confondre cette journée magnifique avec l’annonce d’un ravissement permanent.
  • Maria Cristina Väätonen aurait probablement aimé être une femme scandaleuse.
    Malgré ce désir, elle ne faisait que goûter plaisamment sa vie d’écrivain et la modeste notoriété que son succès accompagnait.

 [FR1]

Le chat qui lisait à l’envers. Lilian Jackson Braun

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On a tous des livres honteux, comme on a à 14 ans des CDs honteux. J’ai des livres honteux, rien de graveleux ; au contraire…J’ai lu TOUS les Lilian Jackson Braun. Oui, tous…

ATTENTION SPOILER : MÉTAPHORE QUITTE CETTE PAGE D’URGENCE !

Pour ceux qui ne connaissent pas cette écrivain, c’est la créatrice de la série des « chat qui » qui met en scène Jim Qwilleran ancien reporter, ancien alcoolique et nouveau millionnaire et de deux chats, Koko, super Siamois qui est l’équivalent du Watson de Sherlock et Yom Yom qui est…juste un chat.
« Le chat qui lisait à l’envers » est le premier de la série, celui de la rencontre de Jim (encore fauché) et de Koko qui ne s’appelle pas encore ainsi.
La grande majorité des livres de la série se passe dans une contrée imaginaire, où les gens sont polis, courtois, très politiquement corrects mais qui heureusement se dégomment de temps à autres ce qui permet quand même une base à ces romans policiers (oui, oui, ce sont des polars). Jim donc, doit résoudre des énigmes du comté de Moose.  Et parce que 30 romans c’est long, Jim a quand même une vie amoureuse…enfin, il fréquente assidument la bibliothécaire du coin, qu’il embrasse chastement quand il l’a raccompagne chez elle. Il a aussi une vie amicale avec des gens très biens qui ne boivent qu’un verre à l’apéro parce que plus c’est mal.

C’est mignon comme un Télétubbie qui aurait mangé une licorne, ça fait passer Agatha Christie pour Virginie Despentes et Jean-Christophe Grangé réunis, mais ça me plait beaucoup.
Je vous conseille ces livres régressifs pour un dimanche après-midi pluvieux. A lire avec un plaid et un chocolat chaud. Bref, un peu de douceur dans ce monde de brutes !

Éditeur : 10/18
Collection : Grands détectives
EAN : 9782264017291
Nombres de pages : 222

 Citations : 

  • Autrefois, il avait été réputé pour sa manière de mettre les gens à leur aise. Son attitude était faite de deux cinquièmes de sympathie, deux cinquièmes de curiosité professionnelle et d’un cinquième de basse tension artérielle. Cette technique lui avait valu indifféremment des confidences de vieilles dames, de délinquants juvéniles, de jolies filles, de politiciens et de bandits.
  • « Voici Kao K’O Kung, dit Mountclemens. Il porte le nom d’un artiste du XIIIème siècle et il possède lui-même la grâce et la dignité d’un objet d’art chinois. »
  • Immobile Kao K’O Kung regarda Qwilleran et Qwilleran regarde Kao K’O Kung. Le journaliste vit un chat long et mince, tout en muscles, avec une fourrure soyeuse, des yeux bleus et une indiscutable assurance.

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Martiens, go home ! Frederic Brown

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Bien, pour quelqu’un qui n’aime ni la SF ni la Fantasy, (cf billet du 31/10) je trouve que j’y consacre pas mal de temps sur ce blog.
Mais ceux qui me connaissent savent que je peux consacrer beaucoup de temps à faire des choses absurdes, lire ce livre en était une.

Donc ce roman présente une invasion martienne, mais ici pas de disparition programmée de l’espèce humaine, pas de sang de larmes et de furies, non juste des martiens …chiants (Oui j’ai envie d’être vulgaire aujourd’hui). Imaginez ces martiens comme une « incarnation » à la fois d’un paparazzi, d’un enfant de 2 ans, d’un collègue balourd, d’un ami qui arrête de fumer sans patchs, de votre copine qui ne rentre pas dans la robe en 38 qu’elle vient d’acheter, de votre copain qui en attend d’autres et qui se rend compte qu’il n’y a plus de bières au frigo, multipliez par dix et vous aurez le caractère des petits hommes verts de Brown et du degré d’exaspération qu’ils peuvent engendrer chez les humains.
L’idée est bonne si on la replace dans le contexte politique de l’époque : les années 50 aux États-Unis et l’émergence de la Guerre Froide et de sa surveillance tous azimuts. On pourrait même faire une comparaison avec les nouveaux modes de communications d’aujourd’hui, les exemples cités plus haut étant les thématiques essentielles des posts des réseaux sociaux… ! La surveillance dénoncée par l’auteur ayant pris de nouvelles formes au XXIème siècle.

Soit je n’ai aucun sens de l’humour, soit je suis passé à côté de celui du livre…
Encore raté pour cette fois-ci !

Éditeur : Gallimard
Collection : Folio SF
Ean : 9782070415625
Nombre de pages : 216

Citations :

  • « Voyons maintenant. Mon nom est Luc Devereaux. »
    « Quel nom idiot ! »
    « J’en penserai peut être autant du vôtre. Puis-je vous le demander ? »
    « Certainement, ne te gênes pas. »
    Luke eut un autre soupir.
    « Eh bien, quel est votre nom ? »
    « Les Martiens n’en portent pas. Coutume ridicule. »
  • Non seulement ils ne pouvaient en rejeter la responsabilité sur le dos des capitalistes fauteurs de guerre, mais ils découvrirent même bientôt que les Martiens étaient pires que lesdits capitalistes fauteurs de guerre.
  • « Je parle tous vos petits langages à la gomme. On les entend tous dans vos programmes de radio, et même sans ça, je me charge d’en assimiler un en une heure. C’est du genre enfantin. En y mettant mille ans, tu ne pourrais pas apprendre le martien. »
    « Pas étonnant que vous ayez faible opinion de nous si vous la fondez sur nos programmes de radio. La plupart sont puants, je vous le concède. »
    « Je suppose que vous êtes nombreux à le penser, puisque vous vous en débarrassez en les projetant en l’air… »

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Avec les Alcooliques Anonymes. Joseph Kessel

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En voilà un choc ! En flânant dans une belle librairie de quartier (mon activité préférée) je suis tombée sur ce livre et l’ai acheté uniquement parce qu’il rentrait dans mon challenge « Addiction ». Le titre :  « Avec les Alcooliques Anonymes » était plutôt clair !
Je connais comme tout le monde l’existence des « A.A » mais je n’ai jamais vraiment creusé le sujet. Cette lecture m’en a donné l’occasion. Il s’agit d’un reportage de Joseph Kessel aux États-Unis, dans les années 50 et publié en 1960.

Intrigué par cette méthode miraculeuse pour certains, qui a permis à des milliers de personnes de sortir des affres de l’alcool, Kessel est parti sur la route à la rencontre de ces hommes et femmes dépendants et de ceux qui les aident à s’en sortir.
Ce qui m’a le plus frappé dans ce livre sont les témoignages de personnes comme vous et moi, qui basculent. J’étais convaincue qu’il fallait un élément déclencheur très fort pour que quelqu’un se réfugie dans la boisson et devienne alcoolique et ici les vies décrites sont au départ, idéales. Une belle maison, un travail, une famille aimée et aimante et …l’alcool. La déchéance arrive à une vitesse stupéfiante sans que rien apparemment ne l’annonce.
Il y a aussi bien sûr la rencontre de Kessel avec les membres fondateurs des « Alcooliques Anonymes » et la description de leur façon de faire avec ces personnes en souffrance.

J’ai beaucoup aimé le fait que Joseph Kessel ne cache rien de ses questions, de ses doutes et de ses découvertes de ce monde trop souvent ignoré.
Je vous conseille vraiment cette lecture, même si vous n’êtes pas directement ou indirectement concerné par ce problème. Il permet d’avoir un autre regard sur ce peuple en souffrance, de sortir de l’idée que le  « pochtron du coin » est un sous-homme, un être faible, et de se dire qu’il a été et il sera peut-être à nouveau avec un peu d’empathie et beaucoup d’écoute, un homme comme vous et moi.

Mais malheureusement, le livre n’a pas pris une ride….

Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
Ean : 9782070453559
Nombres de pages : 352

Citations :

  • Un soir où, une fois de plus, il souffrait de cette angoisse, quelqu’un lui tendit un Bronx cocktail. Il avala, sans avoir ce qu’il buvait, son premier alcool. D’un seul coup, la timidité, l’anxiété, l’humiliation disparurent. Il parla, il brilla. Encore un cocktail, un autre et il est le roi de la soirée. Il avait trouvé dans son verre le lien qui lui manquait avec les hommes, quels que fussent leurs fortunes ou leurs rangs.
  • Pourquoi même l’excès, même l’état d’ivresse ne déclenchaient-ils pas chez eux cette terrible réaction en chaîne qui obscurcissait, détruisait, emportait tout ? Pourquoi étaient-ils capables, quoique buvant, de contrôler, diriger leur vie ? Bref, pourquoi y avait-il des gens capables de maîtriser leur alcool et d’autres-comme Bill et le docteur Bob- qui en devenaient les esclaves ?
  • Prenez un diabétique, dit-il. Grâce au régime et au traitement médical qu’il suit, il a une vie et une activité normales. Mais il n’est jamais guéri. Il reste atteint du diabète et condamné à une stricte discipline. C’est exactement la même chose pour nous.
  • Un jour, uniquement à cause de la température, j’ai été pris d’une envie de bière bien fraîche. Aussitôt j’ai pensé : « allons, c’est de la folie. Voilà onze années que je n’ai pas touché à une boisson alcoolisée. Je ne vais pas recommencer maintenant. A quoi l’intellectuel en moi a répondu : « justement, après onze années d’abstinence parfaite, un verre de bière ne peut pas être dangereux. Que diable ! Un seul verre. Après onze ans ! Rien qu’un verre ! »
    (…)
    Alors ? Demandai-je.
    Alors, dit l’écrivain, « ce seul » verre de bière eut pour effet dans les dix-huit mois qui suivirent, de m’amener quinze fois, repris par le plus mortel alcoolisme, dans des asiles pour malades mentaux. Moi, l’esprit supérieur, moi dont la volonté exemplaire avait suffi au salut…

Challenge Addict

Je suis une légende. Richard Matheson

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Autant vous le dire tout de suite, tout ce qui a rapport avec la Science-Fiction et la Fantasy ne m’attire pas du tout. J’essaie régulièrement (« Dune », « Le trône de fer » etc…) et je manque de périr d’ennui tout aussi régulièrement. Au mieux, je n’y comprends rien. Bref, j’ai commencé « Je suis une légende » sans grand espoir. Et finalement ce fut une lecture assez plaisante.

Robert Neville n’a pas une vie facile…on serait autant déprimé que lui si une horde de vampires tentait de nous vider de notre sang chaque soir que Dieu fait. Toute la population environnante a été frappé par un mal étrange et s’est transformée en hybride de Zombies et de suceurs de sang. Robert étant le dernier homme à ne pas avoir été contaminé.
Si cette exclusivité présente quelques avantages (il peut vider le Shoppi du coin sans se soucier de passer par la caisse, et la circulation en ville est nettement plus fluide) elle présente aussi quelques  inconvénients, le principal étant d’éviter de sortir dès la nuit tombée et de devoir transformer sa maison en blockhaus parfumé à l’ail.
Pour tromper son ennui, il lui reste le whisky (un bon moyen de se venger d’un potentiel vampire si celui-ci venait à le siphonner : un fort taux de Gamma GT dans le sang est dangereux pour la santé), la musique et l’élaboration de pieux pour remplir son tableau de chasse diurne.

Mon degré d’empathie n’étant pas très élevé, j’ai trouvé les trois-quarts du livre…long. Mais je conseille quand même cette lecture pour les dernières pages qui sont stupéfiantes !

EAN : 9782070418077
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio SF
Nombre de pages : 288

Citations :

  • Désormais, le temps se réduisait pour lui à la seule dimension du présent, un présent tout entier fondé sur la survie, ignorant les sommets de la joie comme les abîmes du désespoir.
  • C’est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés
  • Par Dieu! se dit-il. Qu’est-ce qui m’arrive? Je trouve enfin une clef et, sous prétexte qu’elle n’ouvre pas immédiatement toutes les portes, je perds la tête… C’est ridicule!

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Pirates. Michael Crichton

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Je ne connaissais Michael Crichton qu’à travers ses adaptations cinématographiques et j’avoue n’avoir jamais été vraiment fan du genre « attaque de Dino/bastons historiques ».

J’ai commencé « Pirates » en me disant que ce serait une bonne mise-en-bouche de mes lectures pour le Challenge maritime et en n’en attendant pas grand-chose.  La surprise a donc été bonne dans la découverte de ce roman très entrainant  ou, pour utiliser un anglicisme en vogue : un bon page turner.

Nous sommes à Port-Royal en 1665, capitale maritime qui recense toutes les dépravations possibles et imaginables des colonies de l’époque. Alcoolisme, prostitution et banditisme font leurs lois. La piraterie est sinon encouragée du moins tolérée par le gouverneur qui y voit une bonne façon de remplir sa cassette personnelle. On suit  Hunter le pirate à la conquête d’un galion rempli d’or, amarré dans une crique tenue par les espagnols.

C’est un livre bourré de péripéties, de personnages épiques (mention spéciale à la description des français…joyeuse bande de fourbes, de lâches et d’incompétents !), écrit comme un scénario, où chaque page apporte son lot de surprises et d’aventures.
Bref un bon moment de lecture pas vraiment intellectuel mais très plaisant !

 EAN : 9782221115152
Éditeur : Robert Laffont
Nombre de pages : 301

Citations :

  • En 1665, Port Royal était en pleine expansion. Dix ans à peine s’étaient écoulés depuis que l’expédition de Cromwell avait arraché la Jamaïque aux Espagnols et que, de misérable bande de sable déserte et malsaine, Port Royal s’était transformée en un infâme coupe-gorge surpeuplé. Une chose était sûre, Port Royal était riche. Certains prétendaient même que c’était la ville la plus prospère du monde, mais cela ne la rendait pas plus agréable pour autant.
  • Vu de loin, le Cassandra offrait un beau spectacle : gîtant de plusieurs degrés, ses voiles gonflées par la brise matinale, il fendait les eaux bleues. Mais à bord, tous manquaient cruellement de confort et d’espace. Soixante corsaires sales et puants se disputaient la place pour jouer aux cartes ou dormir. Ils se soulageaient par-dessus bord, sans cérémonie, et il arrivait fréquemment au capitaine de voir une demi-douzaine de culs nus alignés au-dessus du plat-bord sous le vent.
  • Il cita le vieil adage : « Mieux vaut un voyage qui commence dans le sang qu’un voyage qui se termine dans le sang ».

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