Martiens, go home ! Frederic Brown

Martiens go home. Couv

Bien, pour quelqu’un qui n’aime ni la SF ni la Fantasy, (cf billet du 31/10) je trouve que j’y consacre pas mal de temps sur ce blog.
Mais ceux qui me connaissent savent que je peux consacrer beaucoup de temps à faire des choses absurdes, lire ce livre en était une.

Donc ce roman présente une invasion martienne, mais ici pas de disparition programmée de l’espèce humaine, pas de sang de larmes et de furies, non juste des martiens …chiants (Oui j’ai envie d’être vulgaire aujourd’hui). Imaginez ces martiens comme une « incarnation » à la fois d’un paparazzi, d’un enfant de 2 ans, d’un collègue balourd, d’un ami qui arrête de fumer sans patchs, de votre copine qui ne rentre pas dans la robe en 38 qu’elle vient d’acheter, de votre copain qui en attend d’autres et qui se rend compte qu’il n’y a plus de bières au frigo, multipliez par dix et vous aurez le caractère des petits hommes verts de Brown et du degré d’exaspération qu’ils peuvent engendrer chez les humains.
L’idée est bonne si on la replace dans le contexte politique de l’époque : les années 50 aux États-Unis et l’émergence de la Guerre Froide et de sa surveillance tous azimuts. On pourrait même faire une comparaison avec les nouveaux modes de communications d’aujourd’hui, les exemples cités plus haut étant les thématiques essentielles des posts des réseaux sociaux… ! La surveillance dénoncée par l’auteur ayant pris de nouvelles formes au XXIème siècle.

Soit je n’ai aucun sens de l’humour, soit je suis passé à côté de celui du livre…
Encore raté pour cette fois-ci !

Éditeur : Gallimard
Collection : Folio SF
Ean : 9782070415625
Nombre de pages : 216

Citations :

  • « Voyons maintenant. Mon nom est Luc Devereaux. »
    « Quel nom idiot ! »
    « J’en penserai peut être autant du vôtre. Puis-je vous le demander ? »
    « Certainement, ne te gênes pas. »
    Luke eut un autre soupir.
    « Eh bien, quel est votre nom ? »
    « Les Martiens n’en portent pas. Coutume ridicule. »
  • Non seulement ils ne pouvaient en rejeter la responsabilité sur le dos des capitalistes fauteurs de guerre, mais ils découvrirent même bientôt que les Martiens étaient pires que lesdits capitalistes fauteurs de guerre.
  • « Je parle tous vos petits langages à la gomme. On les entend tous dans vos programmes de radio, et même sans ça, je me charge d’en assimiler un en une heure. C’est du genre enfantin. En y mettant mille ans, tu ne pourrais pas apprendre le martien. »
    « Pas étonnant que vous ayez faible opinion de nous si vous la fondez sur nos programmes de radio. La plupart sont puants, je vous le concède. »
    « Je suppose que vous êtes nombreux à le penser, puisque vous vous en débarrassez en les projetant en l’air… »

lc-sapristi-mais-tu-nas-jamais-lu-ce-livre

 

Publicités

7 réflexions au sujet de « Martiens, go home ! Frederic Brown »

  1. HAHAHA! Pourtant tu as beaucoup d’humour! Hein Toto!
    Il est horrible ce bouquin! Mais j’adore ton billet! c’est tout à fait ça!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s