Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran. Eric-Emmanuel Schmitt

Monsieur Ibrahim Couv

C’est une des premières fois que j’utilise un Audiolivre et j’ai été assez séduite par ce système de « lecture ». Seul regret, la voix d’un des personnages que je n’ai pas trouvé très juste et qui m’a un peu gênée dans mon écoute.*
C’est une jolie nouvelle d’Eric-Emmanuel Schmitt, qui ressemble à un conte. Il peut y avoir plusieurs niveaux de lecture. Je connaissais cet auteur de réputation, sans jamais avoir mis vraiment le nez dans un de ses livres et c’est lorsque je l’ai entendu à « la grande librairie » parler remarquablement de Yourcenar que je me suis décidée à le lire !

Momo (Moïse) est un jeune garçon parisien qui vit seul avec son père, un homme brisé, suite au départ de sa mère dans des circonstances assez floues. Monsieur Ibrahim lui est l’épicier arabe de la rue, une sorte de vieux sage en son royaume…un royaume ouvert 7 jours sur 7 et tard dans la nuit. Une amitié va naître entre ces deux personnages, Ibrahim va prendre le jeune Momo sous son aile, et lui inculquer ses « fleurs de sagesse ». Il deviendra peu à peu un père de substitution.
Cette petite nouvelle a tous les codes littéraires du conte pour enfant. La thématique de l’abandon (la disparition physique des parents), celle du passage à l’âge adulte (la disparition symbolique des parents), et l’ouverture sur un monde différent du sien en font une jolie fable philosophique.
Si cette nouvelle n’a pas été un grand coup de cœur, j’ai en tout cas passé un bon moment à écouter l’histoire de Moïse et Ibrahim !

* Texte lu par Mathias Ponnier
Editeur : Naïve
Collection : Un livre à écouter
EAN : 9782350210056

Citations :

  • « -Monsieur Ibrahim, quand je dis que c’est un truc de gens de riches, le sourire, je veux dire que c’est un truc pour les gens heureux.
    -Eh bien, c’est là que tu te trompes. C’est sourire, qui rend heureux. »
  • Ça ne fait rien, disait monsieur Ibrahim. Ton amour pour elle, il est à toi. Il t’appartient. Même si elle refuse, elle ne peut rien y changer. Elle n’en profite pas, c’est tout. Ce que tu donnes, Momo, c’est à toi pour toujours; ce que tu gardes, c’est perdu à jamais !…
  • Lorsque tu veux savoir si tu es dans un endroit riche ou pauvre, tu regardes les poubelles. Si tu vois ni ordures ni poubelles, c’est très riche. Si tu vois des poubelles et pas d’ordures, c’est riche. Si tu vois des ordures à côté des poubelles, c’est ni riche ni pauvre: c’est touristique. Si tu vois les ordures sans les poubelles, c’est pauvre. Et si les gens habitent dans les ordures, c’est très très pauvre.
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