Deux étrangers. Emilie Frèche

Deux étrangers. Couv

Elise va, sur une injonction, rejoindre son père au Maroc. Elle ne lui a pas parlé depuis 7 ans, ni vu depuis sa fuite du foyer familial. Sa vie actuelle prend l’eau, son couple se délite et elle a le sentiment que ses enfants, bien que petits encore, s’éloignent.
Cet appel va sonner le temps de la mise au point. On la suit sur ce trajet qui lui permet de se souvenir, d’analyser les tours et détours de son existence. Tous les faits, toutes les personnes qui ont fait sa vie apparaissent le long du voyage. En reconstruisant son passé, ses racines, Elise pourra continuer sa route.
Un roman initiatique présente souvent un homme cheminant (métaphoriquement ou non) dans une contrée hostile où il cherche à atteindre le sens de sa vie. Emilie Frèche, elle, nous propose un roman initiatique à bord d’une R5 vert pomme, et la quête décrite garde tout son sens. Chapeau !

Editeur : Actes Sud
Collection : Domaine français
EAN : 9782330014100

Citations :

  • On dit souvent que les gens projettent sur leurs enfants leurs ambitions ratées, qu’ils les mettent à la danse ou au piano parce qu’eux-mêmes auraient rêvé de faire carrière, et je crois que c’est exactement ce que j’ai fait avec les miens. Oui, je crois que c’est uniquement pour que Tom et Leo deviennent des « enfants de divorcés » -ce que je rêvais d’être à leur âge- qu’il y a un mois j’ai foutu en l’air mon histoire avec leur père.
  • Je marche dans la lumière du soleil couchant qui caresse mon visage, j’ignore jusqu’où mes pas me porteront, mais ça n’a aucune importance, je balade mon corps, je lui fais prendre l’air, et bientôt j’avance ainsi les yeux fermés et les bras tendus pour retrouver un soupçon d’équilibre car c’est finalement la seule chose qui compte, la seule à quoi nous devons tous nous atteler chacun dans nos petites vies, maintenir notre « équilibre », coûte que coûte, quels que soient les manques et les épreuves, mais cet équilibre est si fragile  et si constamment menacé, c’est un véritable exercice d’acrobate qui nous réclame la même concentration que jadis, quand nous étions mômes et que, sur les parapets, nous riions aux éclats. Sauf que nous ne rions plus.
  • Il a dit je t’attends avant la fin du mois, j’ai « besoin de te voir ».
    Il a dit besoin. Pas envie.
    Ça veut dire malade ?
    Mourant ?

 

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4 réflexions au sujet de « Deux étrangers. Emilie Frèche »

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