Deux vies valent mieux qu’une. Jean-Marc Roberts

deux vies valent mieux couv

Jean-Marc Roberts a écrit ce livre au soir de sa vie. Imaginait-il une rémission possible à ce deuxième cancer ? Probablement pas. Se savait-il à la fin ? Certainement, car ce livre ressemble à un testament.
Ce n’est pourtant pas une somme de regrets, ni un livre d’adieux, mais un hymne à la vie.
Jean-Marc Roberts a fait un récit de souvenirs au soir de sa vie donc, comme au soir d’une journée, au seuil de la nuit, quand le rêve s’amorce et que les images défilent.
Ce sont des instantanés de la mémoire. Une vie heureuse ; une enfance calabraise, une carrière d’éditeur parisien, des femmes aimées, des enfants tout autour du ventre… et le couperet de la maladie qui arrête en plein élan.

C’est un homme serein qui écrit, il nous offre un texte comme un miroir ; regardez vos vies, aimez-la, profitez, jouissez !
Il va beaucoup nous manquer.

Editeur : Flammarion
EAN : 9782081300354

Citations :

  • J’avais un secret, celui de garder toujours un peu de sable entre mes doigts de pied. En rentrant le soir et même la nuit, j’adorais découvrir encore un peu de sable entre le gros orteil et l’index. Est-ce que ça ne me gênait pas ? Mais si, un léger empêchement. Assez délicieux. Le voilà mon truc, subir toujours une petite contrariété qui me pèse mais gentiment. Alibi pour repousser depuis toujours le grand livre, la vraie bonne vie. Je pense que tout cela m’assomme. Je préfère les bouts, les instants, les petites ruses des magiciens, les tours des illusionnistes.
  • Deux tumeurs, pas de doute, je devais en rajouter un peu. Je minimisais tant la situation : éviter d’être plaint, protégé. La compassion m’a toujours inspiré un vilain sentiment.
  • Suis-je bien sûr de vivre un malheur ? Ne revient-on pas au sable dans les chaussures et à son petit inconvénient ? Restons humbles en adoptant ces termes d’empêchement. D’autres évoqueront un malheur si cela n’a pas fonctionné, et si je rejoins trop tôt de vraies victimes, Robin Gibb, Donna Summer, Brigitte Ungerer, l’emblématique Muriel Cerf. Nous n’en sommes pas là.

jmroberts

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