Profanes. Jeanne Benameur

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Prix RTL/LIRE 2013 !

Profanes est un roman en forme d’ode à la vie.
Profanes ou l’histoire d’Octave Lassalle, ancien chirurgien cardiaque, qui a 90 ans et qui vit seul dans une grande maison avec une dame de compagnie. Il va décider, bien qu’étant encore autonome, de s’entourer de quatre personnes pour l’accompagner dans son quotidien.
Ces quatre personnes, il va les choisir avec grand soin. Ce n’est pas un recrutement classique, basé sur des compétences. La sélection, pour le retraité, se fera sur des critères d’affinités.
Trois femmes et un homme vont donc entrer dans sa vie et sa maison.
L’alchimie qui va se produire dans ce groupe va faire naitre chez chacun des personnages la volonté d’avancer ; de ne plus rester bloqué sur la faille qu’ils ont tous connu dans leurs vies ;  Ces fêlures qui ralentissent ou cristallisent brutalement l’existence. Ils n’y seraient peut-être pas arrivés seuls. Il faudra cette vie commune, créée de toutes pièces par Octave, pour que l’élan de vie renaisse chez Marc, Hélène, Yolande, Béatrice et Octave qui ont pourtant des âges et des vies radicalement différents.

Jeanne Benameur fait entrer le lecteur dans cette maison. C’est un roman ouvert, fait d’instantanés de vies, présents ou passés. Il faudra à la fin du livre sortir, les laisser continuer leurs chemins.
Voilà, c’est le destin de cet homme qui ne lâche rien sur le temps qu’il lui reste à vivre car il n’y a pas d’âge pour décider d’être heureux.

Editeur : Actes Sud
EAN : 9782330014285

Citations :

Je suis le maître de la maison et j’entends le rester. Je compte aussi sur elle, la maison, pour m’aider à les réunir. Il y a encore un peu de l’esprit de Claire dans ces murs. C’est bien.
Et s’il y a un loup dans cette bergerie, depuis longtemps, c’est moi.

On peut laisser les années s’accumuler comme le sable sur une route de bord de mer.
Il suffit d’une marée plus forte d’un vent plus fort et le sable s’envole.
En tourbillons.
Par plaques.
La route réapparaît. Juste par endroits. Et on sait qu’on n’a jamais cessé d’y être, sur cette route là. Même si on sentait le sable sous nos pieds et qu’on croyait à une plage ou au désert.

Si je veux la vivre sans les autres, mon histoire, je vais me défaire. Une petite perle de verre  toute seule. Sans le collier, une petite perle en verre, ce n’est plus rien. Rien du tout.

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