L’orgie latine. Félicien Champsaur

orgie couv

Au risque de faire passer ce blog pour une succursale de « l’Ecole des fans », je vais encore vous parler d’un coup de cœur.Un peu d’indulgence ! Ce n’est encore qu’un bébé émerveillé, l’adolescence arrive et l’œil grincera bientôt…Un coup de cœur donc pour « l’Orgie latine » de Félicien Champsaur ressorti de l’enfer des livres oubliés grâce au talent et à la passions de deux éditeurs œuvrant au « Vampire Actif ».

Nous sommes à Rome en 48, Sépeos l’égyptien et Karysta la tanagréenne  se rencontrent et s’aiment dans un camp de Bohémiens. Refusant le funeste présage que les dieux ont réservé à Karysta si elle continue de danser, ils fuiront sur les routes romaines pour vivre leur amour.Amours contrariés par Messaline et Claude, les Thénardier de la grande cité.Les foires, les orgies, le sang et la décadence complètent la pléiade de personnages de ce roman de 500 pages publié initialement en 1903.Le style protéiforme de Champsaur date forcément mais ne nuit pas à la lecture et l’on se retrouve dans un feuilleton littéraire du début du XXème siècle avec ses grosses ficelles et son académisme pondéré par un savant populisme parfois tape à l’œil. Et alors ? Alors on savoure, on retrouve nos yeux d’enfants, on écoute l’histoire comme celle qu’on nous racontait avant d’aller dormir ; et on se dit qu’aujourd’hui la littérature manque cruellement de fabrique à rêves.

Editeur : Editions du Vampire Actif
Collection : Les rituels pourpres
EAN : 9782917094082


Citations :

Seule parmi la tribu des gens d’Egypte sans cesse errants par toute la terre, Karysta la mignarde danseuse, n’était pas de la race pérégrine. On avait coutume de l’appeler du nom de sa ville natale, la Tanagréenne pour la distinguer des filles de la pure caste des Rômes, ainsi que se désignent entre eux les gens de « l’anneau de fer ».

C’était devenu une mode, une élégance de déambuler en char ou à cheval ou en lectica le long de la Voie Appienne. Du Forum jusqu’au-delà du tombeau de Cecilia Metella.

Très droit, splendide, en sa demi-cuirasse sur le torse nu, Sépeos, dont les yeux fulgurent, marche en tête d’une décade. Cent cinquante gladiateurs, rythmant leurs pas sur la cadence des sinistres, des cymbales et des trompettes, défilent devant la loge impériale et, saluant de leurs armes – splendides de force et de beauté fière – clament  d’une seule voix retentissante :

« Ave Imperator Morituri Te salutant »

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6 réflexions au sujet de « L’orgie latine. Félicien Champsaur »

  1. Me voici arrivée par ici sur les conseils de Métaphore…
    Je te souhaite la bienvenue sur la blogosphère, Oeil qui fume (très bon, ce pseudo !), et longue vie à ton blog…

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